Publicité

Bolivie1

Mercredi 4 octobre 2006

La fin de notre periple au Bresil vous a laisse entre apercevoir un difficile passage de frontiere. Enfin, difficile, c'est beaucoup dire, nous dirons plutot qu'il n'a pas ete simple. Quant a raler contre les administrations, je vous assure que finalement, nos services francais ne sont pas les plus tortueux, et pourtant...

Une matinee pour avoir les precieux tampons, c'est apres tout peu de chose. Nous, c'est a dire Liliane, deux anglais et vos serviteurs, avons donc negocie avec un taxi bresilien pour aller jusqu'a la frontiere a quelques kilometres. De la, Liliane qui passe en premier, ressort deconfite car elle n'a pas le "tampon", le douanier lui disant que sans celui de sortie du Bresil il ne peut rien faire. Serait-on venu jusque la en avance pour rien ? Avec Jeje, nous tentons notre chance, et allez savoir pourquoi, on est tampone sans plus de question ; il en ira de meme pour les british que nous surnommons "nos enfants", mais je vous dirai ensuite pourquoi... Liliane y retourne explique que l'on voyage ensemble et le miracle s'opere. Nous voila tous les 5 entres en Bolivie sans etre sortis du Bresil. De la, renegociation avec un taxi bolivien cette fois (bon, on vous passe la procedure et le temps ecoule... La peau plus blanche est bien souvent synonyme d'inflation astronomique des prix...) pour nous rendre a la gare ferroviaire. La, deception, pas de billets disponibles d'ici a 3 jours ! Nous qui voulions rejouer la pub du Gringo fait du bon cafe dans un train bolivien, rate ! Tant pis, on part a la gare des bus, achetons les dernieres places pour le bus du jour qui est a 15h00... Hum, un peu court non ? sachant  que la douane bresilienne n'ouvre qu'a 14h00 et que de surcroit, les horaires ici...

Debut d'apres midi, nous voila sur le pied de guerre : 14h15, bureau toujours pas ouvert, mais nous sommes dans les 1ers de la longue queue pour sortir. Nous passons a tour de role en se gardant les sacs, puis renegociations avec les taxis bresilien puis bolivien et parvenons juste avant 15h00 au pied d'un bus dont l'antiquite ne voudrait pas tant il semble vermoulu. C'est parti pour une longue attente car quelqu'un manque et un long trajet ou il faut au moins rajouter 2 a 3 heures au temps prevu et annonce, soit 19 heures en tout. L'ambiance est bonne enfant, les arrets pipi ultra court et au pied des pneus, l'allee demesurement encombree, les genoux dans le dos des autres passagers sont omnipresents, la temperature tres tres mais tres fraiche puisque les vitres ne ferment pas et que l'on passe de la moiteur amazoniene a l'altitude de quelques 2700 metres, Liliane passera meme au travers d'une marche... Les "enfants" ne mangent pas parce qu'ils ont peur de se nourrir dans la rue, ne parviennent jamais a descendre du bus a temps pour aller se soulager, Bref, ils nous scotchent de plus en plus et on n'a pas le coeur de leur dire non. C'est des "petits jeunes " (ca me fait rire de dire ca, je me sens comme un vieux machin !) de 20 ans qui viennent de finir leurs etudes et on decide sans plus de motif de visiter quelques pays. Premier voyage sans la famille, premieres experiences avec des habitants qui ne parlent pas un mot d'anglais... On leur souhaite de gagner en debrouillardise durant ce trajet car ils n'en n'avaient pas une once. A tel point, qu'il a fallu payer avec leur sous le resto ou les boissons, negociation du dortoir... De fait, avec Liliane, voyageusee chevronnee, on se refilait les "enfants" mais toute blague mise a part on les a garde encore 2 jours de plus, et puis faisant mine de ne pas savoir ou nous allions nous rendre et quand, ils ont decide de partir, youpi !!! Je sais, c'est pas tres sympa, mais presque une semaine de baby sitting ca va bien et en plus nous n'arretions pas de leur conseiller d'apprendre l'espagnol et de m'entendre dire "mais non, on n'en a pas besoin..." Ben voyons, sur on fait tout le bouleau !

Notre premiere etape a donc ete Santa Cruz, ville que les gens generalement n'aiment pas. Et bien nous si ! Sympathique petite pension dans une maison coloniale, proprete des dortoirs et des sanitaires... Ahhh, apres ces jours de vadrouille, la modernite nous rappelle qu'elle a parfois du bon : quelques mails pour dire qu'on est vivant, on cherche deseperement une baterie pour l'appareil photo car on en a perdu une pendant nos grands galops, ressourcement avec une salade verte surmontee d'un toast avec un demi camenbert (pour 2 euros, c'est ici enorme, mais pour vous, rien du tout et en plus excelent !!!), balade dans les ruelles, enormes siestes pour se remettre de la fatigue accumulee et de la chaleur quotidienne... Apres deux jours de ce programme nonchalent, on repart pour Cochabanba et seulement 10 heures de bus.

Que vous dire de Cocha ? Le plus grand urinoir a ciel ouvert, peut-etre ? Ou encore que cela me semble plus sale qu'en Inde, non c'est pas possible j'ai du oublier... Vous le devinez, on n'est pas tres fan, mais une petite phrase du guide du routard nous incite a visiter le Valle Alto dans les alentours. Juste une toute petite phrase car rien n'est indique pour se rendre dans un parc magnifique.

Voila, on va finalement tout vous dire (pour les infos, voir a la fin de l'article) car nous y avons longuement pense et fait des debats avec les habitants : pour plus de tourisme ou pas ? Doit-on parler de cet endroit si merveilleux en le mettant sur internet sans savoir si les gens qui iront ensuite seront respectueux de la population et du patrimoine...

Ils ont dit oui a l'unanimite et bien que ce ne soit pas un endroit secret, il est encore tres tres preserve. Alors, futur ami voyageur en Bolivie, te voila averti, pas d'exigence demesuree de confort dans ce village du bout du monde et respect du patrimoine, merci !!!

Bon, allez il faut bien qu'on parvienne a le lacher ce nom : il s'agit du parc national de Toro Toro, au sud est de Cochabamba. A seulement 145 km de la ville, il faut pourtant 8 heures de bus dans un paysage grandiose pour parvenir apres l'ultime et penible col a ce petit village pose sur un plateau entourre de canyons grandioses. Ici, la terre change sans cesse de couleur, aucune pierre ne se pare des memes teintes pour la plus grande la joie des trekeurs. Nous verrons seulement trois autres touristes qui ont tente comme nous un coup de poker avec ce lieu mysterieux, car tout est fait pour envouter les gens, aussi bien la tranquilite du village, que le patrimoine paleonthologique incroyable qui partout pulule que ce soit a 20 metres de notre pension ou a plusieurs km avec d'autres surprises, comme un site inca par exemple. Vous dire aussi que vivre chez Lili quelques jours (Pension Las hermanas- 20 bol/p, tres propre, cuisine richissime a ne pas rater !), c'est comme d'etre adopte dans une famille d'ou il est difficle de partir tant elle prodigue des petits soins tout le temps. De fait en rentrant des marches, c'etait bien agreable de se faire dorloter et du coup on n'est parti un peu plus tard en promettant de revenir pour montrer a nos futurs enfants ce gigantesque patrimoine. Vous ne savez toujours pas de quoi il s'agit, n'est ce pas ? Des empreintes de dinosaures fossilisees et en extreme bon etat, tant de carnivores que d'herbivores et en nombre si important que ca en donne le tournis. Mais il y a aussi toute la culture melangee des Aymaras et des Quechuas qui vivent partout dans ces etendues qu'on pourrait prendre pour desertes. Et puis, la visite de grottes est fantastique pour les petits aventuriers qui sommeillent en nous : marcher penche puis ramper, glisser, se tordre en tous sens pour passer un boyau courbe, descendre avec la corde, trouver enfin la riviere sous terraine... Ouaouh ! Absolument genial quand notre guide (service des guides a la Alcadaria) nous dit "on fait le tour de la pointe de ce canyon ou on coupe dans la montagne pour voir la riviere rejaillir" ? Je suis sure que vous connaissez notre choix...

Mais il y en a tant a faire, que trois jours c'est tres court. Nous sommes donc repartis un mardi matin a 6h00 alors que Lili nous avait prepare malgre nos vigoureuses protestations un petit dej et des sandwichs pour la route, fait une bise a son pere qui tenait absolument a nous saluer meme en pyjamas... voila un lieu ou nous serions restes bien plus mais nous avons loue une voiture pour venir ici car besoin urgent de liberte apres tous ces bus et aussi j'ai ete tres fatiguee par une colonie d'invertebres (Ah, les sales betes !) qui a elu domicile sans autorisation dans mon estomac. Toutefois, avec la "mobilidad" comme ils nomment les voitures sur le valle alto, on a rendu service a plein de gens si bien qu'on s'est rarement retrouve seuls dans notre habitacle, et vus des paysages somptueux, des villages splendides tout en traversant des pistes ou sans aucun doute les touristes ne sont pas. C'etait si drole, si vous aviez pu voir la tete de tout un chacun, petit ou grand, nous voir passer alors que je conduisais... Vous ne vous rendez pas compte de l'effet retors que j'ai cause aux cervicales de tous ces gens ! Certains sont restes sideres, bouche ouverte, d'autres se sont devisses le cou jusqu'a ne plus nous voir, d'autres encore nous ont fait de grands sourires et agites la main, d'autres ont eu tellement peur qu'ils ont saute de cote... en tout cas, c'etait un voyage qui n'a laisse personne indifferent !

Mais cela fait deja un long recit et pourtant il y en a tant a dire encore, comme cette anecdote qui nous a fait mourir de rire... Le samedi de notre periple etait aussi le jour des mariages. Aussi dans chacun des villages traverses, pouvions nous voir les sorties d'eglise ou les processions a pied... Pour nous autre, ca rend les choses bien difficiles car les quelques restos ont ete requisitionnes... Alors, a notre arrivee tardive a Toro Toro, et ne voulant pas deranger Lili, on se rend a l'epicerie pour trouver de quoi cuisiner. Je vois des pates sur un etal et demande a la commercante "Avez-vous des pates ?" "Non, il faut aller au restaurant a cote". " ????". Bon on en venait, les gens etaient tres tres joyeux des mariages et de la chicha (alcool a base de mais fermente) qu'on nous a oblige a gouter, mais pas de cuisine. Je reprends "Mais si il y a des pates la !". "Mais non, il n'y en a pas". Incredule apres une autre tentative, je regarde Jeje qui essait a son tour "C'est pour acheter des pates et les cuisiner" "Ah d'accord, oui j'ai des pates !"... Dialogue de sourds, non ?

Par cathy

Entree du parc Toro Toro = 20 bol (10 bol = 1 euro), treks a faire avec un des guides de la mairie, pas de prix fixe, nous on a donne 50 bol pour une 1/2 journee, mais a vous de voir. Les guides sont tous jeunes et poursuivent leurs etudes en cours du jour dans la semaine, d'ou la necessite d'en trouver un la veille, ou en cours du soir. On vous recommande Jesus pour la partie aventure et plutot Felix qui vous en apprendra plus que vous n'en retiendrez sur les empreintes de dinosaures.

Pension LAS HERMANAS, calle Sucre (rue par laquelle on rentre dans le village) : 20 bol/p avec sanitaire commun, repas ultra complet a env 10 bol. TV et video a disposition. Et si vous y allez, faites une bise a Lili de notre part, merci !

Pour se rendre de Cochabamba : location de voiture a "rent a car international" calle ayacucho et columbia : env 45 USD/jour. Essence a environ 3,7 bol/L.

Location d'avion, 140 Usd l'aller a partager a maxi 5 ou a payer tout seul... 30 minutes. tel 4227042-4246289. Les appeler depuis Toro Toro si on veut etre achemine a Cocha, n'importe quel jour a l'heure de son choix...

Bus depuis cocha pour toro toro (environ 8 heures et 20 bol) :

depuis av republica angle 6 de agosto le  jeudi et le dimanche a 6h AM ; av Barrientos angle av republica le samedi a 19h00.

Bus de toro toro a Cocha  ( en face de la mairie) : lundi a 6h30, mardi a 6h30 et vendredi a 6h30

Sinon, quelques camions dans les deux sens, env 15 bol et 9-12 heures.

Par Cathy Jéjé
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus